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Grand concours 2008 de poésie francophone
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Éteins ta voix de hargne, Anne Michel, poésie, Adios l'amie Éteins ta voix de hargne !
Qui le demande ? J’entends des mandolines au fond de mon cerveau et je vois des glycines, ma fleur favorite avec toutes les autres, chèvrefeuille, lauriers-roses sur la corniche, capucines, pavots. Bien sûr j’attends la drogue de l’amour, l’amour porte ouverte contre ces yeux fermés, occupés à revivre des spectacles passés, hé non, je ne peux rien chasser. Vois-tu, une fois de plus la Cadillac de star, rose, allongée, fusée de zinc et de pare-chocs cabossés, vitres étoilées, un filet de fumée s’échappe/s’étire, un petit cri du fond des herbes rousses, l’automne avant l’hiver forme sa carapace de couleurs flamboyantes. Contre le froid. Contre le vide. Contre les migrations régulières des oies sauvages.
N’être plus affamée, N’être plus assoiffée. Ecouter la plus tendre Des symphonies. Sentir le parfum d’une femme.
Je marche vers sa source, là-bas. La joie viendra de cette eau Versée pour moi, Semblable à la tendresse
D’une déesse. Sa fontaine d’argent.
Du socle de sa présence, Offerte en ses postures Chair, bronze ou marbre, ses galbes souverains,
comme une route à l’aube, couleur péché.
(….)
« Défaille » dit la voix, c’est ça que tu recherches, te laisser flancher façon la Cadillac dans un fossé, le sable est doux aux fesses, et des herbes amortissent la chute, les yeux de sirène sont là à te guetter. Tu peux t’abandonner, pauvre âme corsetée.
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Dernière modification :
12 juin 2008
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