ET
POURTANT... IL RÊVE
Et pourtant l’homme rêve à son
jardin perdu.
Il sort d’une palette à la veine
cachée,
Sa plus belle aquarelle, au fond du
coeur, nichée,
Qui repeint un béton où le sort l’a
rendu.
Il fait d’un marécage auquel il
s’est vendu,
Une toile apaisante à l’image
léchée,
Et la teinte d’azur à l’horizon
couchée
Est le fruit d’un bonheur qu’il a
tant attendu.
Une allée ombragée ouvre l’aile
royale
Qui monte vers le ciel. La voûte
domaniale
Où Dieu règne sur nous est au bout
du chemin.
Personnages légers aux franches
couleurs vives,
Les promeneurs s’en vont, heureux,
main dans la main.
Leur regard porte loin, ils seront
ses convives.