Erika…
décembre 1999
Le 11 décembre, dans la journée,
La « belle » Erika s’est déchirée
Puis lentement, en deux, s’est coupée
Dans les flots, elle a sombré
Laissant de ses flancs, échapper
Sa mort noire, toute engluée.
Trop de poubelles, nommées bateaux
Voguent allègrement sur les flots
Combien d’hommes pour nettoyer
Combien de bénévoles pour aider
Sans cesse, sans cesse, retirant
Cette boue gluante, écoeurante
Qui nous vient de la mer…
Combien d’oiseaux, de colonies d’oiseaux,
Combien de coquillages, de poissons,
Combien de crustacés faisant les délices
De nos tables, ont-ils été détruits ?
Combien de marins sans travail ?
Faudra-t-il donc,
Pour la
richesse des grands investisseurs
Que nos enfants meurent un jour ?
Faudra-t-il accepter la vision d’une mer
Rouleaux de vagues noires,
Roulant, puant, gluant, s’écoulant doucement
Le long des plages noires, qui pourtant en un temps
Étaient couvertes de doux sable
Et de rochers blancs ?
Pauvres enfants qui viennent de naître
Et qui ne connaîtront pas
Nos plages ensoleillées
Irradiant la lumière apportée par la mer !
Pauvres enfants qui viennent de naître
Et qui ne connaîtront pas
Les grandes colères de l’Océan
Qui roule violemment de belles vagues
Qui s’écrasent sur les rochers blancs
Dans le vacarme époustouflant
Des éléments se déchaînant !
NON, vous tous, Amis de la MER
Criez en chœur, avec tout votre cœur,
La France entière, à vos côtés,
Crie avec vous…
Rendez-nous notre belle France,
Nos petits veulent la connaître
Et que chacun, à sa manière,
Chante avec nous
cette belle France !