Parfois la vie est
monotone
Comme un fleuve nonchalant
Parfois la vie est un automne
Qui s'effeuille au gré du vent.
En compagnie de
Marie-Jeanne
Je me délie de mes angoisses
Tu me parles de la Havane
Dans la fumée, un ange passe.
Parfois la vie est une
mort
Lente dont je ressuscite
Miraculeusement encore
Parfois la vie est hypocrite.
En compagnie de
Marie-Jeanne
Nous sirotons du thé brûlant
Dans la fumée, tu proclames
Que le Dieu des fous est vivant.
Parfois la vie est
triste et sale
Comme un exilé de banlieue
Parfois la vie est frêle et pâle
Comme un convalescent vieux.
En compagnie de
Marie-Jeanne
Vénus brille rien que pour nous
J'allume un feu que tu profanes
Dans la fumée tout est à nous.
En compagnie de
Marie-Jeanne
Passe délicieusement le temps.
Il peut venter ou bien
pleuvoir
Le jour peut bien crier famine
Il y a Marie-Jeanne ce soir
Et son odeur nous illumine.