Comme un bataillon d’ombres grises,
Arrive sur nous une forte brise,
Elle incline les cimes des arbres,
Qui semblent là-haut se battre,
Un long duel de lames pointues,
Qui s’entrecroisent sur des tons aigus,
Un froid immense et glacial
Survient, pas très amical,
Pourtant ! pas trop agressif,
Il semble plutôt quelque peu nocif,
Ah bon ! semblent dire les arbres verts,
Entre lesquels les grands cerfs
Dressent leurs bois, les narines retroussées,
Flairant un danger jusqu’ici caché,
Un long cri déchire soudain
Cet enchevêtrement du temps incertain,
C’est comme un long feulement
D’un animal blessé à mort par le temps,
Mais ce n’est pas le cri d’un animal,
C’est, chose pas très banale,
La mère nature elle-même,
Ce temps, qui aujourd’hui la bouscule,
Lui fait plier l’échine, la bascule,
Au-delà des univers tremblants
D’une multitude de mondes inexistant,
Et d’autres inconnus ou oubliés,
Ne sachant comment se faire remarquer,
Mais de tous ces mondes il ressort,
Une seule nature dont le sort
Est lié inexorablement, mais le temps ...
Ne l’oublions pas ! Il y a tant
De possibilités, et pourtant de mise ...
Une seule ! Celle qu’a entreprise
Le néant existant, de se changer
En nature de temps déchaîné.