« Où serions-nous sans cette espèce
de vouloir-vivre
qui repousse tout le temps au fond
des os ? »
CŒUR REBELLE
Les mains, puis les bras de la nuit
S’emparent du port, du village
Dont les remparts, les tours de guet,
Surveillent la mer, sentinelles,
Changeant leur habit couleur rose
Pour l’uniforme en triste gris.
Ce cœur ne veut pas être sage,
Et plonge dans ses rêves fous,
En oubliant que mon été
Ne fut pas la saison plus belle.
Pourquoi est-il donc si morose
Lorsqu’il voit les fleurs du printemps ?
Calvi, 5/97