|
Grand concours 2008 de poésie francophone
|
|
Claude Aslan poète, Anthologie de l'Association Rencontres Européennes - Europoésie, Joël Conte
PREFACE
Une poésie directe, précise, qui ne manque pas ses buts, et, bien que fugitivement engagée, sait éviter le sublime ou l’ambiguïté, rejetant le style alambiqué pour une langue claire et limpide, sans oublier la sensibilité et un certain sens de l’humour, ce qui est, dans le contexte actuel de la poésie hermétique d’aujourd’hui, un bien beau résultat. Il s’agit effectivement d’un véritable kaléidoscope qui fait défiler devant le lecteur les multiples sources d’inspiration qu’offre la vie avec ses déboires, ses amours, ses excès, ses illusions bafouées.
C’est le poème qu’on écoute du point de vue du mètre et du rythme, du point de vue musical, grec ou poétique ou de la combinaison orchestrale de ces multiples effets, rien ne dépasse la beauté de ces octosyllabes. Toutefois, dans le chant qui s’élève, dans le travail délicat du langage, tout n’est pas obtenu de la même façon. « Il y a des vers qu’on trouve. Les autres, on les fait ».
Poétiquement, c’est l’œuvre inachevée, dont la pensée harcèle le poète et l’oblige aux affres des créations recommencées. Dans la tétralogie suivante, au travail du hasard, au travail inspiré et qui n’a pas abouti, succède le travail systématique : l’intuition se transforme en connaissance : c’est le sujet du long et admirable poème.
Entre le vide et l’évènement pur, le poème est né, pas encore terminé, cette phrase inavouée du travail poétique que se disputent tour à tour les forces divergentes de l’esprit et l’instinct de dispersion. L’instinct, momentanément, l’emporte et disperse le beau travail comme la tempête rompt la vague. Après cette lutte inconnue, le poète triomphant sera son propre Pindare et se décernera la gloire intime d’une « création ».
Valéry l’a indiqué de la manière la plus claire : « Songez que le sujet véritable du poème est la peinture d’une suite de substitutions psychologiques et en somme le changement d’une conscience pendant la durée d’une nuit ». Armé de ces paroles conductrices, on peut suivre le poème ; son sujet n’est autre que le passage du non-être de la conscience à l’existence de la conscience.
Claude ASLANPrésident d’Honneur de l’association Rencontres Européennes-Europoésie Service d'aide gratuit à l'autoédition : http://www.editez-vous.com |
|
Dernière modification :
12 juin 2008
|
|
Liens pour le Canada |
Liens pour la Belgique |