Sur la route de Compostelle,
frère, pèlerinons encor,
sur la route pieuse et belle
retrouvons la piste des morts.
La poussière de la route
porte l’empreinte de leurs pas,
dans les églises, sous les
voûtes,
chantent leurs ave maria.
La coquille sur notre épaule
est celle que portaient nos
pères.
Coupons un bourdon sur un saule,
récitons les mêmes prières.
C’est la route des temps pieux,
l’éternel chemin des remords.
L’apôtre dans sa châsse d’or
attends l’hommage de nos voeux.
Sur la route de Compostelle,
frère, pèlerinons encor,
avec une âme jouvencelle,
un coeur qui ne craint pas la
mort