Ce matin,
au bord de l’Atlantique,
tu m’as dit :
la mer est un commencement
qui ne cesse de recommencer,
le flux monte à l’assaut
de nos forteresses de sable,
le reflux les emporte dans l’oubli.
Comprends-tu ce qu’elle chante ?
Elle ressasse sans fin
nos propres rengaines,
elle amplifie à l’extrême
nos candeurs étales
et nos rages soudaines,
envoûtés,
nous percevons au fond de l’âme
le bruit sourd de ses arcanes.
Ce matin,
au bord de l’Atlantique,
nous avons psalmodié
les versets rituels
de notre relation
au Tout universel.