En mille neuf cents quarante quatre
La France occupée,
Vit le débarquement des alliés,
Ceci fit renaître un espoir nouveau,
En mille neuf cents quarante quatre,
Robert MAURICE était en captivité,
Pour lui aussi un espoir nouveau,
Car il se morfondait dans ses vers :
“ Les yeux brouillés, le cœur torrentiel,
Nous te remercions, patrie ordonnatrice
D’un si puissant espoir universel,
Que de partout les forces qui grandissent
Mettront leurs sucs entre langue nourrice,
La rempliront d’un virus surprenant,
Et que tout sombre élan qui n’a point d’harmonie
Se sentira vaincre par ton génie,
Et qu’un seul mot de ta loi rajeunie
Soulèvera l’orgueil d’un continent !
L’heure divine ira partout sonnant
Soyez, maisons, des yeux d’inépuisables orgies !
Chaque désir semblera foisonnant
D’une victoire au cœur de tous surgie
Quand de nouveau l’univers sera neuf ! “
Rendons hommage à ce poète,
Qui sut vaincre sa captivité,
Qui dans la France bafouée,
Osa écrire des vers sans crainte
De se faire fusiller,
Osa écrire les atrocités
De cette guerre qui coupa notre pays
Inexorablement en deux parties.
Merci Monsieur Robert MAURICE,
Pour vos lignes sans vices,
Merci Monsieur pour avoir su
Nous en faire part sans fausses vertus.