Des amis,
il en a peu
Mais ce
sont de vrais amis.
S’ils
discutent fort, s’ils crient,
Qu’importe, ils sont amis.
Le
meilleur de ses amis
Que la
même complicité unit,
Après
toute une vie, au travail consacré
Est
maintenant handicapé,
Depuis
plus de dix années.
Cet
handicap, que peu d’hommes supportent
Il le
vit mal, contraint et forcé,
Mais
pratiquement deux fois la semaine,
Sa
voiture s’arrêtait
Devant
la porte de notre foyer.
Et là,
pendant un bon moment,
L’avenir
leur appartenait,
Ils
faisaient des plans, avaient des projets
Tout
serait tellement mieux, disaient-ils,
Pour
leurs enfants !
Et tout à
coup, l’année passée
Par une
belle soirée de Mai
Cette
belle amitié s’est brisée,
Pourquoi ? je ne le sais…
…la colère d’un homme qui ne peut plus travailler ?
…la fatigue d’un homme par le travail épuisé ?
toujours est-il que ces deux-là,
Qu’un
demi-siècle d’amitié liait
Par
orgueil sans doute, se sont fâchés
Et ne se
sont pas réconciliés.
Pourquoi
est-il pour un homme, si difficile
D’accepter l’autre comme son prochain,
Pourquoi
ne peut-il lui offrir un sourire
Et avec
amitié lui tendre sa main ?