Adieu a un poète auvergnat
Adieu à toi Alain
mon frère le poète
Toi qui t’en es
allé sans vieillir un instant
Pour ton doux
coeur d’enfant c’était toujours la fête
Mais elle n’aura
duré que vingt neuf printemps
Tu as beaucoup
aimé ta terre auvergnate
Et en elle tu dors
de ton dernier sommeil
Tu nous la
ressuscites en touches délicates
Comme si tu étais
là à son premier réveil
Mais dis-moi donc
Seigneur où passe cette route
Qui mène à ton
ciel à ton ciel de beauté
Pour moi c’est une
énigme et c’est aussi le doute
Pourtant je crois
en toi tu es ma vérité
Je te salue mon
Dieu dans toute la nature
Et ton envers des
cieux est si resplendissant
Et je te reconnais
en toute créature
Quand il y a
communion entre nos sentiments
Les grands
aventuriers sont remplis de sagesse
Car ils vivent
d’abord au rythme de leur coeur
Et ils se jettent
à l’eau avec tant de hardiesse
Que eux seuls ont
compris le sens du mot bonheur
Beaucoup d’élus de
Dieu pénètrent des mystères
Car dans leurs
mains très saintes Dieu dépose ses clés
Le miracle est
courant mais nos coeurs trop sévères
Ne savent regarder
et ne savent aimer
O toi, sage Alain,
poète auvergnat
Tu as perçu ce
monde et mon esprit t’admire
C’est pourquoi
j’ai voulu te dédier cela
Envoie-nous les
rayons de ton céleste empire